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23/09/2007

La Foulque Macroule

CLASSE: Aves
ORDRE: Gruiformes
FAMILLE: Rallidés
ESPECE: Fulica atra
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La foulque macroule se rencontre toute l'année en Europe sauf dans le nord de la Scandinavie. Les oiseaux se trouvant en Europe de l'Est migrent à l'Ouest en hiver.
On la rencontre sur les grandes rivières lentes, les mares, les gravières en eau, les canaux, les grands lacs et les réservoirs d'eau. Les zones ceinturées de roseaux sont idéales pour cet échassier.
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C'est un oiseau que l'on rencontre souvent en ville en dehors de la période de nidification.
Aux Pays-bas, la foulque macroule se reproduit dans les canaux du pays.
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En hiver, elles se rassemblent par centaines sur les grands lacs en petites troupes compactes.
La foulque macroule est un oiseau plus petit qu'un canard colvert (voir la fiche sur le sujet) avec la queue basse et le dos arrondi.
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A terre, elle paraît très ronde même si elle se tient bien dressée.
La foulque macroule est noire ardoisée avec le cou et la tête plus noirs. Le dessous est un peu plus clair. Ses pattes sont vertes avec de longs doigts puissants et pourvus de lobes. Ses yeux sont rouges. le mâle et la femelle sont identiques.
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Une de ses caractéristiques se trouve sur son front. En effet, la foulque macroule dispose d'une plaque blanc éclatant qui donne l'impression de se poursuivre avec son bec blanc.
Le jeune est plus terne, plus gris avec du blanc à la gorge et à la face.
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C'est un oiseau très actif et très bruyant contrairement à la poule d'eau qui lui ressemble et qui est très discrète. La foulque macroule peut pousser des "Kenk" ou des "Pittss" très perçants.
Il se nourrit souvent à terre sur les berges herbeuses. La foulque se nourrit aussi bien de végétaux terrestres qu'aquatiques ainsi que de larves, d'insectes ou encore de mollusques. C'est un très bon plongeur qui apprécie la végétation du fond de l'eau.
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Cet oiseau est sociable dès la fin de l'été lorsqu'il doit se regrouper pour se préparer à la migration, mais il défend avec ardeur son territoire au printemps lors de la nidification. Il peut y avoir, à cette époque, des combats violents entre mâles.
On peut observer des réactions d'intimidation entre mâles (face à face la tête au ras de l'eau) ou bien des joutes entre mâles (pattes contre pattes avec la tête en arrière).
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Il nage en hochant légèrement la tête et plonge avec un petit saut. La photographie du dessous montre le rond d'un plongeon de l'oiseau.
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Il court sur l'eau lors de son envol. Lorsque la foulque vole, on peut observer une bordure pâle sur les parties postérieures des ailes.
C'est un nicheur commun en Lorraine.
Le nid est un simple radeau flottant pris dans un massif de roseaux ou dans une phragmitaie. Mais le plus important est de savoir que c'est une plateforme volumineuse construite par le mâle et la femelle (roseaux, iris...). Le sommet est légèrement creusé. Il peut même y avoir une rampe d'accès à l'eau.
En avril ou en mai, la femelle peut effectuer une première ponte entre cinq et douze oeufs. L'éclosion a lieu 21 à 24 jours plus tard et les jeunes quittent le nid peu après (une fois qu'ils sont secs). Une seconde ponte peut avoir lieu en juin-juillet.
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Les poussins sont noirs avec du rouge et du bleu sur la tête et une collerette jaune brunâtre. Ils savent nager et plonger dès qu'ils quittent le nid et peuvent voler à l'âge de deux mois.
La foulque macroule adulte mesure entre 28 et 45 centimètres de long pour un poids pouvant varier entre 350 et 1450 grammes.
Son envergure varie entre 67 et 80 centimètres.
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La foulque macroule est l'exemple type du migrateur partiel: Les populations méridionales sont sédentaires, la majorité des nicheurs français (que l'on rencontre au nord et nord est du pays) gagne le sud du pays ou la péninsule ibérique, tandis que le nord de la France accueille les hivernants venus du nord de l'Europe.
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La photographie ci-dessus vous montre les différences qu'il existe entre la foulque adulte et le petit de l'année.
La foulque macroule dispose toujours du statut de gibier...
Vous trouverez d'autres photographies dans l'album-diaporama intitulé "La Foulque Macroule".
MASSACRE...
Le 5 novembre 2006, l'étang du Charnier, situé sur la commune du Vauvert en Camargue, a subi un carnage innommable...
Plus de 3000 foulques macroules (selon certains participants) ont été massacrées en quelques heures, par des chasseurs, pour le plaisir...
Près de 50 % de la population du site a ainsi été éliminée...
La ligue pour la protection des oiseaux LPO a dénoncé ce massacre inutile et a précisé tenir ces informations de plusieurs chasseurs. Vous pouvez retrouver cette information dans la revue Animaux Magazine N° 363 de décembre 2006.

Le Vautour Fauve

CLASSE: Aves
ORDRE:
FAMILLE: Accipitridae
NOM: Gyps fulvus
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Présent en France depuis toujours dans les Pyrénées, il a été réintroduit dans le Massif Central, les Alpes du Sud (Vercors, Verdon et Baronnies) et la Drôme. Un vautour fauve a même été observé en Meuse (Il est régulièrement aperçu en Lorraine).
Charognard et carnivore, le vautour fauve est une espèce protégée.
Son plumage est fauve, ses rémiges et sa queue sont brun foncé. Son cou et sa tête sont recouverts d'un duvet blanchâtre. Le mâle est identique à la femelle.
Son vol est tout à fait impressionnant. son envergure est de 2.4 à 2.8 mètres! Ses ailes sont immenses. A un point tel que l'on voit à peine la tête et la queue! L'air est son élément... cela ne fait aucun doute!
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Comme tout bon charognard, il évite la propagation des maladies en mangeant les carcasses des animaux sauvages et domestiques (mammifères, moutons, chèvres, anes, bovins et même chevaux).
On le rencontre aussi à proximité des zones où se pratique l'élevage extensif du bétail.
S'il ne trouve rien, il se contentera de détritus. ils savent aussi profiter des charniers qui sont préparés à leur intention.
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Il ne dispose pas vraiment de serres: Il est donc incapable de capturer des proies et de transporter les charognes. le nettoyage de la carcasse de la charogne se fait donc sur place et réunit tous les vautours; On appelle cela la curée.
Ces pattes sont, en fait, adaptées à la marche.
Grégaire, le vautour fauve peut former des colonies d'une centaine de couples.
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Il niche sur des corniches rocheuses ou des falaises escarpées, le plus souvent possible sous un abri.
Le nid, selon son nombre d'années d'utilisation, sera plus ou moins important: Il ira du simple creux dans le sol avec quelques rameaux au nid massif constitué de branches, mousse, buis, bruyère, branches de chênes, ramilles, herbes, poils, plumes,bouts de peaux sêches...
La femelle pond un seul oeuf blanc, parfois avec des taches de brun, dès le mois de janvier.
Il sera couvé par le couple pendant 45 à 55 jours. Le jeune, à la collerette brune, restera au nid pendant trois mois avant de prendre son envol...
Sa façon de rechercher la nourriture est connue de tous: Il survole en groupe et en tournoyant les grandes étendues dégagées.
Ils peuvent aller jusqu'à 60 kilomètres de leur aire de repos. Quand l'un d'eux repère une charogne, il se dirige vers elle en tournant, jusqu'à l'atteindre. Cette façon de faire permet aux autres de repérer aussi la charogne. Petit à petit, ils s'en approcheront (en fonction de leur faim) et participeront à la curée.
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L'espèce était devenue très rare: Deux colonies avaient été repérées dans les Pyrénées (soit environ 40 couples) et elle avait disparu des Alpes et du Massif Central.
Les causes d'extinction de cette espèce sont essentiellement d'origine humaine:
- Empoisonnement d'animaux qui empoisonnent ensuite le vautour quand il s'en nourrit,
- Braconnage pour les collectionneurs,
- Collisions avec les fils et les poteaux électriques,
- Dérangements des sites de reproduction par les dénicheurs,
- Interdiction aux éleveurs de laisser des animaux morts dans la nature,
- Et bien évidemment, les tristes individus qui font des cartons sur tout ce qui bouge...
Aujourd'hui, les choses s'améliorent:
Il semblerait qu'il y ait 500 couples dans les Pyrénées et leur réintroduction dans les Cévennes se passe très bien (Plus de 100 couples ont été comptés en 2003 dans les gorges du Tarn, de la Jonte, de la Vis et de la Dourbie).

La Sittelle Torchepot

CLASSE: Aves
ORDRE:Passériformes
FAMILLE: Sittidae
ESPECE: Sitta europaea
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La sittelle torchepot se rencontre dans les forêts mixtes et de feuillus (chênes et hêtres) avec de vieux arbres, dans les parcs, les vergers et dans les grands jardins.
Elle a la tête grise avec un trait noir sous l'oeil. Son bec est en forme de dague et sa queue est courte, carrée avec des coins blancs. Son ventre est chamois orange ou blanchâtre et son dos est bleu ardoise et sa gorfe tire vers le blanchâtre. Les deux sexes sont identiques.
Sa silhouette est typique, presque sans cou avec une grosse tête et un long bec pointu. Sa forme est allongée (en forme de fuseau) et un peu étonnante.
Elle adore les noisettes et les faines qu'elle casse dans son nid avec son bec après avoir réussi à les caler. elle se nourrit aussi de semences, de chenilles, de forficules, de graines de conifères et de céréales et aussi de coléoptères: L'oiseau consomme des insectes en été et change de régime en hiver, en passant aux graines.
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C'est la femelle qui choisit l'emplacement du futur nid (entre deux et six mètres de hauteur la plupart du temps). Elle peut aussi choisir un nichoir.
Pour faire son nid, la sittelle utilise de la boue (terre, argile humidifiée de salive) pour réduire le diamètre d'entrée d'une loge de pic ou d'une cavité naturelle.
Mais avant cela, elle fera toujours le ménage afin d'éliminer tous les éléments inutiles et génants. Le fond du nid est ensuite couvert de fines écorces de pins, de feuilles sêches (souvent de bouleau) et de fins copeaux de bois.
Cette espèce forestière est commune dans les parcs et les jardins en hiver car elle vient  facilement à la mangeoire dont elle chasse les autres oiseaux. Pendant les autres saisons, elle mange des insectes et des graines dures.
Elle mesure, adulte, 14 centimètres de long et présente une envergure de 23 à 27 centimètres.
Elle est vive et active, se déplace hardiment et grimpe habilement par à-coups aux branches et aux troncs.
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Comportement particulier, la sittelle descend par petits bonds, le long des troncs, la tête en bas.
Ses pattes sont donc très robustes et ses griffes acérées.
On la rencontre toute l'année dans toute l'Europe sauf dans l'extrême nord-est.
En Lorraine, cet oiseau est un nicheur commun, sédentaire et protégé.
En France, elle est plus rare dans le midi et elle est absente en Corse.
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La sittelle dispose d'un riche répertoire de sons. Quand elle est en quête de nourriture, elle émet des "zit" aigus ou plus étirés; en cas d'excitation ou d'alarme, elle émet des "tuit" ou "tchuit" rapides et groupés. Sinon, elle émet des "vuit" ou des "viiu" montant ou descendant ou de rapides "vivivivivi....".
La sittelle torchepot pond entre 6 et 11 oeufs, en avril ou en mai, qui éclosent après 14-15 jours et les jeunes restent au nid 23 à 25 jours. Les oeufs sont toujours couvés par la femelle et sont blancs tachetés brun-rouille.

La Bernache du Canada

CLASSE: Aves
ORDRE:
FAMILLE: Anatidae
ESPECE:  Branta canadensis
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La Bernache du Canada a été introduite en Europe depuis l'Amérique du Nord.
En effet, elle a été importée en Grande-Bretagne où elle s'est visiblement bien plue car elle s'est implantée sur toute l'île puis s'est dispersée au Sud de la Péninsule Scandinave, aux Pays-Bas et en Belgique.
En France, elle se reproduit en Auvergne, dans les Yvelines, le Pas de Calais et le Nord. Il semble, en effet, que certains oiseaux britanniques et scandinaves descendent vers le sud en hiver.
Elle est cependant peu observée en France, ce qui laisse penser qu'il serait possible que ces oiseaux aient traversé l'Atlantique pour arriver jusqu'à nous, mais c'est vraiment peu probable quand on sait que les populations anglaises sont importantes.
Ses milieux favoris sont les étangs et les lacs, les grands lacs des plaines, les marais, les gravières en eau, les cours d'eau lents et les côtes.
Elle apprécie les prairies herbeuses. Elle est d'une manière générale peu craintive.
Un couple nicheur a été observé en 2003 en Dombes et dans la Somme en 2001. Des cas de nidifications ont été répertoriés en Vendée.
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Elle est grande (de 90 à 105 centimètres de long) avec un long cou noir. Sa tête est aussi noire avec une seule tache blanche. Sa poitrine est pâle et son corps est brunâtre clair en dessous.
Chez l'adulte, le bout des plumes du dessus et des flancs forment des barres bien nettes.
Cet oiseau vole avec le cou tendu, en V ou en grandes lignes. Ses ailes sont longues et larges (son envergure se situe entre 160 et 185 centimètres) et ses battements sont lourds.
Les couples se forment au printemps. Ils construisent un nid au bord de l'eau et souvent sur une île. La femelle pond entre 5 et 6 oeufs. Ils ont une couleur crème et sont couvés pendant quatre semaines.
Les petits s'envolent au bout de six semaines et pèseront, adultes, entre 3 et 4 kilogrammes.
Voici trois photographies de Bernaches du Canada prises par Michel dans la pièce d'eau en face du Château de Rambouillet. Vous pouvez aussi visiter son blog à l'adresse http://michelc.over-blog.com
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